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Le Conseil National des Sicules (CNS), qui représente la minorité hongroise de Transylvanie, s'est doté d'un hymne, d'un drapeau et d'un symbole afin d'incarner le "futur territoire autonome du Pays Sicule", rapporte Ziua. A l'occasion d'un grand rassemblement organisé à Odorheiu Secuiesc, 400 élus locaux du Parti civique hongrois ont adopté une série de décisions sur les limites "de ce territoire controversé" au sein des départements de Harghita, Covasna et Mures.

Celui-ci, remarque Ziua, marque les prémisses de la création d'une entité territoriale unique. Alors que la FIDESZ, le principal parti conservateur hongrois, a apporté son soutien à l'initiative du CNS, celle-ci a suscité la condamnation unanime de la classe politique roumaine, qui craint, rapporte le quotidien, "une épuration ethnique au dépens des Roumains". Face à l'évocation du souvenir de la Transleithanie unifiée (nom qu'avaient la Transylvanie et la Hongrie à l'époque de l’Empire Austro-hongrois en 1867), le parti nationaliste România Mare a exigé un referendum national, le 22 novembre, jour de l'élection présidentielle.