Depuis le début de la crise financière et la faillite, voilà quelques années, d’une banque de taille relativement modeste, Lehman Brothers, les politiques ont peur. Peur d’un ennemi qu’ils ne connaissent pas et dont ils ne maîtrisent pas les codes. Depuis le début de la crise financière, la politique tente de comprendre les règles des banques, des hedge funds, des bourses, des spéculateurs. Et pas seulement. Elle essaie aussi, depuis lors, de les battre à leur propre jeu.

Ce a été le début de la fin. Non pas qu’il n’y ait jamais eu de situations analogues auparavant. Il y eut la"crise de la tulipe", au XVIe siècle, lorsque l’éclatement de la bulle spéculative sur ces bulbes éphémères a ruiné une nation toute entière. Le Moyen-Âge a connu des banqueroutes. Les maisons royales se sont mises à la merci des gros banquiers de l’époque : les Welser, les Fugger, les Médicis. La grande dépression des années 1930 a libéré des forces destructrices. Nous ignorons où nous mènera la crise financière de l’année 2011. Nous savons simplement, ou plutôt nous sentons, que la politique est désemparée.

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