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"La corruption étouffe l’Espagne et fait circuler plus d’argent que la drogue". Dimanche 1er novembre, ABC a publié la carte de ce que les Espagnols appellent "l’économie de la brique" car liée au développement immobilier et urbanistique de ces dernières années. "Plus de 300 personnes seront jugées en 2010", explique le quotidien qui rappelle que ce sont surtout des maires et des responsables politiques qui sont impliqués dans les affaires.

"Soit cette saignée de ce qu’il reste du prestige du modèle [démocratique espagnol] s'arrête, soit nous mourrons en tant que démocratie, et nous disparaitrons dans l’égout puant de la corruption", écrit le directeur du journal, Ángel Expósito. Dans un autre éditorial, ABC souligne le "mélange d'intérêts troubles dans lequel convergent des hommes politiques sans scrupules et des délinquants déguisés en entrepreneurs". Il est donc "indispensable de revoir la législation, en renforçant les mécanismes de contrôle et – surtout – en garantissant son application à travers des organes indépendants" et cela n’est possible qu’en passant par un pacte national entre les principaux partis politiques, les conservateurs du PP [Parti populaire] et les socialistes du PSOE [Parti socialiste].