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"Contre qui nous protégera le bouclier antimissile?", se demande România liberă au lendemain de la décision du Conseil suprême de Défense du pays d'approuver l'installation d’intercepteurs américains sur le territoire roumain à partir de 2015. C’est Barack Obama, rappelle le quotidien, qui avait "invité Bucarest à participer à la formule remaniée du bouclier américain". Cette réorientation du plan américain va permettre "d’accroître considérablement le niveau de sécurité du pays", assure le président roumain Traian Băsescu. Les installations ne seront pas "dirigées contre la Russie", a-t-il précisé. România liberă souligne que l'ancien projet de bases en Pologne et République tchèque, abandonné à l’automne dernier n'était pas viable, car "situé trop près de l'enclave russe de Kaliningrad". En revanche, "les responsables américains ont fait des propositions concrètes à Moscou pour que la Russie soit incluse dans le projet de bouclier global, destiné à contrer d’éventuelles menaces venues d'Iran et de Corée du Nord".