Le classement de la Banque centrale européenne (BCE) pourrait faire l'effet d'une bombe. Pour la première fois, les Européens disposent de données officielles, représentatives et comparables pour mesurer leur richesse. Avec un patrimoine médian par ménage d'un peu plus de 51 000 euros, les Allemands se retrouvent plus pauvres que les Slovaques, moitié moins riches que les Grecs (102 000 euros) et pratiquement miséreux par rapport aux Luxembourgeois (398 000 euros) ou aux Chypriotes (267 000 euros).

Ce classement a de quoi surprendre mais il n'a rien de scandaleux, il reflète une réalité que de nombreux médias et responsables politiques – pour une raison ou pour une autre – refusent de voir. Ce qui est scandaleux en revanche, c'est que la BCE ait gardé cette étude secrète jusqu'au plan de “sauvetage” chypriote. Cela montre à quel point l'institution bancaire se conduit en acteur politique dans la crise de l'euro.

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