Un crime de grande ampleur a été perpétré en Egypte. L'assaut donné par les forces de l'ordre, le 14 août, contre les campements de manifestants pro-Morsi au Caire a déclenché un bain de sang. Le bilan est désastreux : plus de cinq cents morts à travers le pays, selon des chiffres encore incertains. [Les victimes seraient près d’un millier à ce jour].

Larvé depuis le renversement du président Morsi, le 3 juillet, le coup d'Etat de l'armée égyptienne est désormais assumé : le général Al-Sissi a réduit à néant le fragile dispositif institutionnel qui était censé conduire à des élections. La démocratie a été piétinée en même temps que les normes élémentaires protégeant les droits de l'homme et le droit de manifester.

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