Mars devrait être le mois des décisions. Les dirigeants européens ont déjà trois sommets prévus. Le premier aura lieu vendredi 11 à Bruxelles. Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et leurs homologues des 15 autres pays membres de la zone euro veulent surmonter la crise. On y parlera de l’augmentation des fonds européens à destination des pays fragilisés ainsi que des règles budgétaires que les Etats devront désormais appliquer. Sans oublier le thème favori d’Angela Merkel, le pacte de compétitivité.

Seul un sujet ne sera pas au menu des discussions : la fragilité des banques. Les responsables politiques européens donnent l’impression que cette crise est depuis longtemps une affaire d’Etat, notamment de ceux de la périphérie de la zone euro, comme la Grèce, le Portugal et l’Irlande.

Mais cela n'est pas juste. Cette question concerne aussi les banques, y compris les banques allemandes. Souvenons-nous du sauvetage de l’Irlande à l’automne dernier. L’Europe a forcé l’Irlande à se placer sous sa protection. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque, la chancelière allemande soutenait que sauver l’Irlande, c’était sauver l’euro : "Pour maintenir la position de force de l’euro, nous devons supprimer toute faiblesse".

***Lire l'article complet sur le site de la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.