Bien que la monnaie unique se porte relativement bien sur les marchés, plusieurs grandes banques estiment que la fin de l'euro n'est plus un fantasme et préparent des scenarios de retour aux monnaies nationales, rapportent La Tribune et Les Echos. La Tribune rapporte qu',

ICAP, la première plate-forme électronique mondiale de transactions de change et d'obligations d'État, est en train de tester un système prenant en compte la désintégration de l'euro et le retour aux monnaies nationales des Dix-Sept de la zone, à commencer par la drachme grecque, calcul des taux de change de référence à l'appui. [...] Toutes les grandes institutions financières sont en train de peaufiner leurs scénarios. Les plus prestigieuses d'entre elles ont déjà rédigé des rapports dans l'hypothèse d'un échec du énième sommet des chefs d'État de la zone euro du 9 décembre. On compte dans leurs rangs Morgan Stanley, UBC, Nomura International, Bank of America Merrill Lynch ou Barclays Capital.

"Certains économistes, écrit de son côté Les Echos, à l'instar de Simon Johnson et Peter Boone, estiment que c'est la "fin de la zone euro telle que nous la connaissons". Nouriel Roubini parle dans Les Echos du 28 novembred'une "Fin de partie pour la zone euro". George Osborne, le ministre des finances britannique, a lui aussi répété dimanche 27 novembre que le Royaume-Uni disposait

de plans en cas d'éclatement de la monnaie unique, sans donner plus de détails. Selon un sondage mené en novembre par la banque britannique Barclays auprès d'un millier de ses clients, quelque 50% d'entre eux s'attendent à ce qu'au moins un pays quitte la zone euro en 2012. 35% pensent qu'il s'agira seulement de la Grèce. Seuls 5% s'attendent à ce que 5 pays en sortent.

On note au passage que les insitutions qui se préparent à la fin de l'euro sont toutes anglo-saxonnes...

C.M