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"Les détenteurs de la dette grecque posent des limites aux pertes", titre le Financial Times, après la rupture des discussions le 21 janvier entre la Grèce et l'Institut de la Finance internationale (IFF), un lobby bancaire international qui représente les créanciers privés qui ont prêté de l'argent au gouvernement grec.

Selon le quotidien londonien,

l'ambiance à Athènes était tendue dimanche soir après qu'il est devenu clair qu'un accord sur la restructuration de la dette Grèce de 100 milliards d'euros ne serait pas atteint avant la réunion de lundi 23 janvier des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles [...] [Le chef de l'IIF Charles] Dallara a expliqué que la position de l'IFF proposée aux autorités grecques vendredi soir — qui se traduisait par une perte de 65-70% du cours des actuelles obligations à long terme de la Grèce — allait aussi loin qu'il lui était possible d'aller.

Les banques et assureurs privés doivent échanger leurs emprunts grecs contre de nouveaux prêts émis par Athènes sur des maturités très longues.

La question de la durée de ces titres et du taux d'intérêt que la Grèce devra payer constituent la pierre d'achoppement de ces discussions qui visent à empêcher un défaut à grande échelle de la Grèce alors que le pays doit assurer le 20 mars prochain le versement d'une échéance de 14,5 milliards d'euros.

Selon le quotidien athénien To Ethnos, "le thriller continue" :

le but est certainement de réduire de 100 milliards d'euros le montant de la dette mais, dans tous les cas, la faillite doit être évitée et compte tenu des prévisions de croissance négative, de nouvelles mesures d'austérité doivent être adoptées.

Le Financial Times note de son côté :

L'économie grecque est en chute libre après s'être contractée de plus de 6% l'année dernière par rapport aux prévisions officielles de 3,8- 4,5%.