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L’Autriche adopte le "zéro compromis" envers les terroristes et les extrémistes. Le 20 avril, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi antiterroriste qui pénalise le séjour dans un camp terroriste et le fait de cautionner des actes terroristes. Certes, "l'Etat veut durcir les peines contre les ‘prédicateurs de la haine'", réagit Die Presse, mais punir de 2 ans d'emprisonnement le fait d’admirer en privé le courage d'un kamikaze pose clairement la question de savoir où commence le terrorisme. Pire, poursuit le quotidien viennois, le projet de loi élargit la notion de dénigrement : "toute remarque malveillante [ou méchante] qui vise le sexe, l'âge, l'orientation sexuelle, l'idéologie ou le handicap" d'une personne sera réprimée. "Une époque difficile pour les orateurs du carnaval", constate Die Presse qui prévient que "ce n'est pas un saut dans le totalitarisme mais la privation graduelle de liberté qui est dangereuse." En conséquence, "la protestation doit commencer maintenant".