Ecole : Le fossé se creuse entre l’Asie et l’Europe

12 décembre 2012 – Presseurop La Vanguardia, NRC Handelsblad, Die Tageszeitung

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Que les écoles asiatiques soient plus performantes que les écoles européennes est une chose connue. Mais le fossé semble se creuser, comme le révèlent les enquêtes PIRLS et TIMSS 2011 publiées le 11 décembre par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire (IEA). TIMSS évalue le niveau de maîtrise des mathématiques de 600 000 écoliers de 8 ans dans 63 pays et PIRLS les compétences en lecture de 300 000 enfants de 9-10 ans dans 49 pays.

Dans le classement TIMSS, les écoliers de Singapour, de Corée du Sud et de Hong Kong dominent. Dans le classement PIRLS, Hong Kong, la Russie et la Finlande occupent les trois premières places. Dans de nombreux pays, la presse fait part de la déception concernant les résultats obtenus.

La performance des élèves espagnols est décevante — elle est en dessous de la moyenne de l’UE — au point que La Vanguardia titre sur l’éducation espagnole” qui “stagne dans la médiocrité. Selon le quotidien catalan en effet, le plus inquiétant […] *c’est la stagnation, voire la dégradation des compétences de nos écoliers**”*.

Aux Pays-Bas, NRC Handelsblad note que

le recul des élèves néerlandais en langues et en mathématiques s’est stabilisé en quatre ans. Or, les Pays-Bas ont baissé dans les classements, car les performances des écoliers des autres pays se sont améliorées. L’enquête a également montré que de tous les pays, les Pays-Bas sont ceux qui réussissent le mieux à aider les écoliers qui ont des difficultés d’apprentissage à obtenir un niveau suffisant. Le revers, c’est que les Pays-Bas n’ont pratiquement pas d’élèves avec des performances excellentes.

Dans son commentaire, le journal néerlandais accuse la “tendance dominante à l’élitisme”, qui expliquerait que les mauvais élèves obtiennent des résultats relativement bons tandis que ceux des meilleurs élèves sont proportionnellement mauvais.

Un reproche que l’on peut faire également à l’école allemande : la Tageszeitung fait ainsi remarquer quele système scolaire allemand “ne brille pas par sa justice”. Pour le quotidien de gauche,

les enfants issus de familles défavorisées ont moins de chances d’aller au lycée que les enfants dont les parents ont fait des études. […] Les obstacles que les enfants issus d’un milieu soit disant ‘éloigné de l’éducation’ doivent franchir sont devenus de plus en plus gros ces derniers années. Leurs performances doivent dépasser celles de leurs camarades issus de la haute bourgeoisie cultivée afin de convaincre leurs professeurs qu'ils sont capables d’aller au lycée.

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