Les pays membres de l’UE ont trouvé un accord préliminaire pour alléger l’embargo sur les exportations de pétrole syrien, ce qui semble être un premier pas pour atténuer les sanctions décidées au début de l’écrasement du soulèvement populaire par le président Bachar al-Assad il y a deux ans.

L’International Herald Tribune explique que des diplomates ont conçu cet accord pour donner aux zones tenues par l’opposition une plus grande autonomie et assez de souplesse pour jeter les bases d'une économie grâce aux ressources pétrolières.

Dans l’attente d’un examen par les dirigeants européens, le texte sera discuté par les ministres européens des Affaires étrangères lundi 22 avril. De nouvelles mesures législatives pourraient être nécessaires pour que l'embargo soit assoupli.

Par ailleurs, des représentants de l’opposition syrienne ont intensifié leurs appels pour que l'Union suspende l’embargo sur les armes qui devrait expirer à la fin du mois de mai, selon The Irish Times.

Assouplir l’embargo est "le seul moyen" d’arrêter le bain de sang, selon Walid Saffour, représentant au Royaume-Uni de la Coalition nationale syrienne, qui s’exprimait lors d'une visite à Dublin, le 17 avril.

La Grande-Bretagne et la France se sont prononcées en faveur d’une assistance militaire à l’opposition, mais d’autres états membres sont contre le fait d'accroître la militarisation du conflit.