"L’UE est en train de mettre en place une équipe de personnes dotées d’une importante escorte pour aider la Libye à arrêter les migrants non désirés et à collecter du renseignement", révèle EUobserver trois jours après la mort de 34 migrants, Syriens pour la plupart, qui tentaient de rejoindre l’Europe après être partis de Libye.

Le service de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) de l’UE a souligné que cette opération lancée en avril dernier pour un montant de près de 30 millions d’euros par an et baptisée Eubam Libye n’implique pas de fonctionnaires européens pour effectuer des patrouilles ou des recherches. Elle sera dotée d’une équipe de 111 personnes au moment de son déploiement complet l’année prochaine.

Cette large équipe de sécurité privée qui protègera les équipes de l’UE dans ce pays instable transformera la siège de Eubam à Tripoli en "un noyau du renseignement européen", ajoute le site d’informations. Il s’agira de fournir "une analyse de grande qualité sur la situation sécuritaire" et d’établir des "rapports de sécurité" quotidiens, hebdomadaires, mensuels et semestriels aux structures de l’UE, ajoute EUobserver qui cite le document de l’appel d’offres.

EUobserver annonce également que l’agence de contrôle des frontières de l’UE Frontex est en train d’étudier l’utilisation de drones, avec ou sans pilotes, pour surveiller les frontières :

L’agence coordonne déjà cinq opérations conjointes en mer Méditerranée dans un vaste effort pour intercepter les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe et pour les empêcher de perdre la vie dans des circonstances aussi dramatiques que celles de la catastrophe de Lampedusa.