Conforté par le score sans précédent de son Parti démocrate (plus de 40% des voix) aux élections européennes, le chef du gouvernement italien Matteo Renzi “se sent à présent le ‘kingmaker’ de l’UE”, écrit le Corriere della Sera. Au lendemain du vote et alors qu’un Conseil européen informel doit avoir lieu ce soir à Bruxelles — et à un mois du début de la présidence italienne de l’UE — Renzi s’est entretenu avec ses homologues britannique David Cameron et allemande Angela Merkel, et avec le président français François Hollande, afin, rapporte le quotidien italien, de “sortir de l’impasse où nous nous sommes fourrés”.

A commencer par la question des prochaines nominations à Bruxelles, note le quotidien italien :

si la candidature du président sortant du Parlement européen Martin Schulz n’est plus d’actualité pour la présidence de la Commission européenne, avec la victoire du PPE, celle du candidat officiel des conservateurs, ce même Jean-Claude Juncker qui a occupé pendant des années la présidence de l’Eurogroupe, ne devrait pas aboutir.

Le Corriere évoque même la possibiité que Renzi revendique pour l’Italie la présidence de la Commission, en la personne de son prédécesseur à la tête du gouvernement, Enrico Letta.