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"Le gouvernement a trouvé de l'argent pour les médecins. Les compagnies d'assurance piocheront dans leurs réserves", rapporte Hospodářské noviny. Le mouvement de protestation "Merci, nous partons", lancé fin 2010 par environ 4 000 médecins hospitaliers qui menacaient de quitter la République tchèque fin février 2011 si leur situation ne s’améliorait pas, a conduit le gouvernement de Petr Nečas à accélérer la réforme du système de santé et à leur accorder une augmentation immédiate des salaires. Le slogan du mouvement, "Náš exodus, váš exitus" (“notre exode, votre mort”), qui a provoqué un vif débat dans le pays, semble devenir réalité. Dans de nombreux hôpitaux, constate le quotidien économique, le service est perturbé par l’action des médecins. Dans son éditorial, Hospodářské noviny remercie les médecins mécontents qui, "par leur action, changent un système corrompu et source de gaspillage, et poussent le gouvernement à faire des réformes qui auraient dû être menées depuis longtemps".