Des organisations de la société civile s’attaquent à la Commission européenne, qu’elles accusent d’’étouffer les voix des citoyens’, et s’opposent à l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis”, rapporte i.

Le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP en anglais) est un accord commercial en cours de négociation entre l’UE et les États-Unis qui “prévoit d’harmoniser les législations de part et d’autre de l’Atlantique afin de permettre aux grandes sociétés européennes et américaines d’investir et d’augmenter leurs bénéfices sur un pied d’égalité dans un plus grand marché”, rappelle le journal. Leur objectif est de faire face aux déséquilibres et avantages concurrentiels des économies émergentes comme la Chine, l’Inde et le Bangladesh.

Composée de plus de 300 organisations de la société civile, la plate-forme “Stop TTIP” a été créée pour combattre ce qu’elles considèrent comme “une menace contre la démocratie, l’Etat de droit, l’environnement, la santé, les services publics ainsi que les droits des consommateurs et des travailleurs”. Elle a lancé une action en justice contre la Commission européenne devant la Cour de justice européenne, l’accusant “d’étouffer les voix des citoyens” après le rejet par la Commission de la demande d’initiative citoyenne européenne (ICE) contre le TTIP.

Face au blocage de Bruxelles, les groupes d’activiste et de syndicats qui composent cette alliance ont lancé une pétition qui a réuni en moins d’un mois plus de 850 000 signatures contre le TTIP.

Dans le journal, le directeur de l’Institut portugais des relations internationales, Carlos Gaspar, souligne que “les discussions ont lieu à huis clos” et que “les journalistes et les citoyens en sont exclus”. Pour cela, poursuit le journal,

“Le plus important”, souligne-t-il, “c’est de veiller à ce qu’il y ait un contrôle démocratique efficace sur le processus de négociation, indispensable à la fois pour les gouvernements et pour les Parlements nationaux des Etats membres de l’UE que pour la Commission et le Parlement européens, qui auront ainsi un plus grand pouvoir éventuel d’intervenir pour défendre leurs intérêts”. Toutefois, la victoire des Républicains dans les élections de mi-mandat aux Etats-Unis et leur contrôle sur le Congrès vont compliquer la conclusion du TTIP. Considéré comme une priorité par le président Obama, […] il est vu avec moins d’enthousiasme par les républicains, qui estiment qu’il peut menacer la protection sociale et le droit du travail.