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Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a annoncé lors d’une conférence de presse que “les projections sur la croissance réelle du PIB ont été révisées à la baisse de manière substantielle” pour les prochaines années.

Le PIB de la zone euro “devrait croître de 0,8 % en 2014 (contre 0,9 % prévus il y a 3 mois), de 1 % en 2015 (contre 1,6 %) et de 1,5 % en 2016 (contre 1,9 %)”, rapporte Corriere della Sera.

Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle”, ajoute le quotidien de Milan : “Draghi a une fois encore revu à la baisse les prévisions sur l’inflation dans la zone euro” car il craint que “le gouffre de la déflation ne s’approche — un risque que la BCE veut éviter

Pour le Corriere, l’annonce marque

la fin d’une époque, celle des garanties verbales du président de la BCE sur la zone euro. Ces deux dernières années, la BCE a bâti une certaine confiance dans la monnaie unique et, en même temps, il a gagné du temps pour permettre aux responsables politiques de la zone euro de mettre en œuvre les réformes promises et aux banques d’adapter leur procédures internes sous la supervision de Francfort. […] Les mots ne suffisent plus, maintenant que les chiffres indiquent à quelle point la zone euro est anémique.