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Loukachenko pratique la torture”, accuse en Une Gazeta Wyborcza, citant le témoignage d’un des candidats de l’opposition à l’élection présidentielle, Ales Mikhalevich, détenu à la suite d’une manifestation contre le régime, à Minsk. Le rassemblement de 20 000 personnes dans la capitale biélorusse contestait l’élection du 19 décembre, remportée par Alexandre Loukachenko avec 80% des voix selon des chiffres officiels. La manifestation a été violemment réprimée par la police, conduisant à l’arrestation de plus de 800 personnes, parmi lesquelles Mikhalevich. “Mes mains étaient menottées dans le dos, tordues si fortemment que mes os en craquaient. J’ai été privé de sommeil, contraint de me tenir nu debout avec les jambes écartées. Ils ont exigé une déclaration selon laquelle j'aurais obéi au KGB [les services secrets], et j’ai finalement accepté”, a déclaré l’opposant à sa sortie de prison, le 19 février. Comme 30 autres activistes, il attend de passer en jugement pour “organisation et participation à des émeutes de masse”, un crime passible de 15 ans d’emprisonnement. Face à cette nouvelle vague de représailles contre l’opposition démocratique en Biélorussie, l’Union européenne a rétabli des restrictions en matière de visas contre 158 membres du régime de Minsk et gelé leurs avoirs.