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“La révolte éclate sur la prescription courte”, titre La Repubblica, au lendemain du débat enflammé à la Chambre des députés sur la loi visant à raccourcir la durée de la prescription (donc la durée des procès), mais qui risque d’annuler des milliers de procédures en cours — parmi lesquelles celle qui voit le chef du gouvernement Silvio Berlusconi jugé pour corruption. Devant la Chambre, plusieurs centaines de manifestants ont protesté contre le gouvernement, en lançant des pièces de monnaie et des insultes aux ministres qui passaient. “C’est le prix, intolérable, que Berlusconi veut faire payer aux Italiens”, commente le quotidien d’opposition romain : “Pour assurer son impunité, ils doivent renoncer à leur justice”. Au même moment, raconte le journal, Berlusconi se trouvait sur l’île de Lampedusa, qui traverse une crise humanitaire provoquée par le débarquement de milliers de réfugiés en provenance d’Afrique du Nord. Il y a promis aux habitants exaspérés l’évacuation des migrants et leur a annoncé qu’il y avait acheté une villa.