Suite à la catastrophe dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima et à la crainte d’une contamination des aliments en provenance du Japon, la Commission européenne a décidé de relever pour trois mois les valeurs limites des matières radioactives présentes dans la nourriture importée dans l’UE, rapporte laSüddeutsche Zeitung. La quantité de césium radioactif 134 et 137 passe ainsi de 370 becquerels/kg pour les produits laitiers et 600 becquerels/kg pour les autres aliments à respectivement 1 000 et 1 250 becquerels/kg. Pour justifier sa décision, la Commission a sorti de ses tiroirs un règlement de 1987 sur la protection sanitaire en cas d’accident nucléaire, voté après l’accident de Tchernobyl. Si les experts s’accordent sur le fait qu’il n’y a pas de différence pour la santé entre 370 et 1 000 becquerels/kg, les consommateurs sont inquiets, note le quotidien bavarois : "Avec l’entrée en vigueur du règlement, on a déclaré de facto l’état d’urgence nucléaire en Europe", déclare ainsi au journal un responsable deFoodwatch. Cette association de consommateurs milite pour un embargo sur les importations alimentaires en provenance du Japon, qui représentent 0,1 % des importations européennes. "Une fois n'est pas coutume, Bruxelles, accusée d’habitude d’être lente à réagir, se voit reprocher d'avoir agit trop vite", commente le journal.