Malgré sa réputation de fervent nationaliste, le maire de Rome, Gianni Alemanno a profité d'une visite officielle à New-York pour tenter de rallier quelques étrangers à sa cause. Après la traditionnelle poignée de main avec Michael Bloomberg, l'actuel maire de New York, le premier citoyen ex-fasciste de la capitale italienne a rencontré son prédécesseur Rudolph Giuliani, père de la doctrine de la "tolérance zéro" et "héros" du 11 septembre 2002, aujourd'hui à la tête de Giuliani Partners, une société de conseil spécialisée dans la gestion de crise. Ils ont évoqué ensemble le sujet des troupes de policiers volontaires qu'Alemanno verrait bien comme alternative aux "rondes de citoyens" car emblématiques, selon lui, d'une" justice faite maison". Autre sujet abordé : la réhabilitation de zones urbaines abandonnées, thème cher à l'électorat d'Alemanno. Un porte-parole de Giuliani Partners s'est réjouit de cette rencontre qui porte les prémices d'une future collaboration sur le long terme. Mais pour La Stampa, les citoyens romains n'ont aucune raison de partager un tel enthousiasme. "Maire de New-York, Rudy s'était transformé en chantre de la sécurité"; Mexico lui a offert un contrat de 4,3 millions mais il n'a visité la ville qu'une seule fois et ses recommandations n'ont pas permis de réduire la criminalité. "Tout n'est pas exportable", conclut le quotidien de Turin.