Ces derniers mois, le nombre d’incendies criminels de voitures à Berlin a considérablement augmenté : 85 au 1er juillet 2009 contre 113 pour toute l'année 2007, rapporte la Neue Zürcher Zeitung qui s’interroge sur les raisons de ces incendies. "La police s'en tient aux messages de revendication desquelles ressort que les malfaiteurs n’aiment pas les ‘bagnoles de luxe’ et veulent nuire ‘aux riches’". Une grande partie de la gauche berlinoise soupçonne également les coupables d'appartenir à des groupuscules autonomes. Quel jugement porter sur de telles actions ? "La sympathie domine […] chez les bobos berlinois", répond le quotidien suisse. Le discours politique est émaillé d’attaques contre "les riches" dans les rangs du Parti de gauche (Die Linke) mais aussi dans les médias et, même les conservateurs semblent avoir abandonné "les riches" comme base électorale. "Ce ton accusateur favorise-t-il la scène autonome ? A-t-il pour effet de légitimer le vandalisme ?" Telles sont les questions à se poser, conclut la NZZ.