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Dans le port de Constanza, sur la mer Noire, c'est la "guerre totale",constate Evenimentul Zilei. Avec d'un côté, la Direction nationale anti-corruption (DNA) a arrêté 28 personnes, douaniers, policiers et politiciens soupçonnés d'avoir reçu des pots de vin. Et de l'autre, le Sénat, qui refuse la levée de l'immunité du sénateur Mircea Banias, et le ministère de l'Intérieur, dont le secrétaire général, Laurentiu Mironescu, est un des coordonnateurs présumés des trafics à Constanza. Le ministre de l'Intérieur, Traian Igaş, accuse quant à lui les services secrets roumains d’avoir couvert l’affaire. "Pour chaque containeur de marchandise qui entrait en UE, ‘taxé' frauduleusement, le groupement mafieux percevait entre 1 000 et 7 000 dollars ( 713 à 5 000 euros)", explique Evenimentul Zilei, qui chiffre à 1,5 milliard d'euros le montant annuel des pots de vin ainsi versés.