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Les tests de résistance des banques européennes, dont les résultats sont publiés le 15 juillet, ne plaisent pas aux établissements espagnols. "Banques et caisses d'épargne critiquent les tests de solvabilité européens" et estiment que "les critères des tests dénaturent la réalité", rapporte La Vanguardia. Le quotidien considère que "l'Europe a tourné le dos à l'Espagne", car dans les tests, "tous les éléments pour aider les banques à surmonter la crise n'ont pas été pris en compte". Le journal cite les provisions anticycliques, un "instrument unique à l'Espagne" qui permet de mettre de l'argent de côté pour surmonter les périodes difficiles mais qui a été ignoré parl'Autorité bancaire européenne (EBA).

90 banques, dont 25 espagnoles, ont été testées par l'EBA qui souhaite des résultats homogènes, souligne La Vanguardia, pour laquelle "la crise de la dette implique aussi une crise du modèle de supervision bancaire". La logique des tests exige en effet que "les marchés acceptent comme une preuve irréfutable la photographie présentée", or, rappelle le journal, les tests de 2010 n'ont pas eu d'effet durable, en particulier à cause de la crise irlandaise.