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"Le Premier ministre suspend la grève", titre Polska The Times, après la visite du Premier ministre Donald Tusk dimanche 4 septembre en Lituanie suite aux manifestations des écoles de minorité polonaise contre laréforme lituanienne de l'éducation. Quelque 60 000 Polonais de Lituanie (sur une population de 280 000 personnes) ont signé une pétition contre cette réforme qu'ils jugent discriminatoire. Elle introduit notamment l'enseignement obligatoire de plusieurs matières en lituanien et stipule la fermeture des écoles de la minorité dans les endroits recensant un nombre insuffisant d'élèves. Vendredi 2 septembre, la plupart des écoles polonaises de Lituanie étaient en grève. Cette dernière a été suspendue pour deux semaines après la visite de Tusk et l'annonce de la création d'un comité polono-lituanien pour trouver un compromis.

Pour Gazeta Wyborcza, cette loi ne discrimine pas les Polonais en Lituanie mais "elle les rapproche des normes en matière d'éducation qui s'appliquent aux minorités nationales dans les autres pays de l'UE". Selon le quotidien polonais, la mise en place du comité binational sur l'éducation "pourrait être le premier pour résoudre d'autres problèmes majeurs de la minorité polonaise". Parmi ces derniers, on compte les compensations pour les biens polonais saisis par l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale et le droit à un affichage public bilingue. "La lituanie doit comprendre que les droits fondamentaux des minorités dans l'UE ne sont pas une lubie polonaise" mais "un appel pour se conformer aux normes européennes", conclut Gazeta Wybrocza.