Voilà plus de deux cents jours que la classe politique belge cherche désespérément à constituer un nouveau gouvernement. Le pays peut-il se passer d'un pouvoir central ? Pourra-t-on cacher tranquillement une vacance du pouvoir à Bruxelles alors qu'on est en pleine crise financière ? La monarchie s'engouffrera-t-elle dans la brèche ? Rien de tout cela.

Aujourd'hui, même les plus habiles à trouver des compromis ne peuvent plus débrouiller le sac de nœuds qui consiste à se mettre d'accord à l'unanimité sur les pouvoirs de l'Etat central et des parties flamande ou wallone du pays. On est dans une impasse totale. Ce ne sont plus seulement les spécialistes du droit public, mais aussi les citoyens les plus endurcis, qui se demandent pourquoi organiser des élections si les élus sont incapables de former un exécutif opérationnel.

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