Alerte au cannabis de synthèse ! Des substituts au chanvre connus sous le nom de spice, proposés en toute légalité sur Internet depuis au moins cinq ans, se sont révélés contenir des substances plus puissantes que le THC, le principe actif du cannabis. Désormais le phénomène des designers drugs (drogues de synthèse) touche donc la fumette. Un nouveau jeu du chat et de la souris a commencé entre les autorités et quelques petits laboratoires, où la souris semble avoir une bonne longueur d’avance.

L’un après l’autre, depuis le début de l’année, les pays européens ajoutent à leurs listes des produits stupéfiants (donc prohibés) des substances aux noms ésotériques : JWH-018, CP 47497, HU-210, et la liste n’est sans doute pas close. L’Autriche et l’Allemagne ont dégainé les premières en janvier, suivies de la France en février, de la Pologne, du Luxembourg en mai et de la Suède le 15 septembre, ainsi que d’autres pays hors de l’Union européenne. Le Royaume-Uni suivra à la fin de l’année.

La cause de ce branle-bas de combat est un mélange d’herbes diverses – et légales – vendues généralement en sachets de trois grammes et comportant cet avertissement "Not for Human Consumption". Officiellement, c’est de l’encens à brûler. En pratique, on le fume. Le spice fait partie de ces dizaines de substituts au shit qui sont en vente libre sur Internet, ainsi que dans quelques magasins spécialisés. La plupart de ces produits vantés comme procurant des "legal highs" (défonces légales) sont rarement efficaces. Mais le spice fait exception. Lire la suite de l'article...