José Ignacio Torreblanca
Spécialiste des affaires européennes, José Ignacio Torreblancaest professeur de sciences politiques à l´UNED, Université nationale d'enseignement à distance (en Espagne). Il anime un blog de débat et d'analyse sur l'Europe. Après avoir dirigé la section des éditoriaux d'El País, il est passé à El Mundo comme éditorialiste. Il est aussi directeur du bureau espagnol du Conseil européen des relations étrangères.
La meilleure contribution de l'Espagne en ce moment consiste peut-être à apporter un peu de bon sens, à faire en sorte d'éviter les dérapages et les retours en arrière et à redonner le moral aux autres pro-Européens.
Le gouvernement catalan veut organiser une consultation populaire sur l’autodétermination de la région le 1er octobre, malgré l’opposition farouche du gouvernement de Madrid et l’avis contraire du Tribunal constitutionnel. La teneur du débat évoque davantage le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE que celui sur l’indépendance de l’Ecosse.
Les attentats de Bruxelles, comme ceux de Paris, visaient tout autant la Belgique que l’Europe et ce qu’elle représente. C’est la raison pour laquelle la réponse doit être collective, estime le politologue José Ignacio Torreblanca.
Face à l’arrivée massive de migrants et de réfugiés, l’Union doit mettre en place une politique d’accueil et d’asile cohérente et flexible et renforcer la coopération au développement ainsi que les initiatives de paix dans les pays en conflit, suggère le politologue José Ignacio Torreblanca.
L’UE ne reconnaît pas formellement l’Etat palestinien, mais de nombreux pays membres l’ont récemment fait, prouvant ainsi que la sympathie pour le gouvernement israélien en Europe diminue en raison de son comportement, estime le politologue José Ignacio Torreblanca.
Le nouvel exécutif bruxellois passe son grand oral ces jours-ci devant le Parlement européen. Si ce dernier a bien choisi son président, il peut tout à fait recaler les commissaires qui ne lui plaisent pas. Une contradiction qui pèse sur les rapports entre les institutions.
Les Européens s'imaginaient que la Russie post-soviétique allait se transformer en une démocratie libérale et se rapprocher de l’Union. Mais, depuis sa réélection en 2012, Vladimir Poutine a bloqué toute modernisation de son pays, comme le prouve la récente crise ukrainienne.
Face au veto de David Cameron à la nomination de l’ex-Premier ministre luxembourgeois à la tête de l’exécutif européen, le seul moyen de respecter la démocratie, c’est de soumettre sa candidature au vote du Parlement.
Lorsque Presseurop a été lancé, en 2009, personne n'imaginait que l’euro allait risquer de disparaître et que l’Union serait menacée d’implosion. Nous avons suivi ces événements en contribuant à ouvrir les Européens à leur continent et à créer une ébauche d’espace public européen, rappelle José Ignacio Torreblanca.
Les élections législatives allemandes du 22 septembre sont souvent qualifiées de premier tour des élections européennes de mai 2014. Pourtant, il ne faut pas confondre les enjeux européens avec les enjeux nationaux, qui ont dominé la campagne électorale allemande.
Discipline et coupes budgétaires : le remède prescrit à la zone euro depuis le début de la crise ne fait plus l’unanimité, y compris parmi ceux qui l’appliquent. Malheureusement, les électeurs ne peuvent pas trancher ce débat entre responsables non élus, au premier rang desquels figure le commissaire européen aux Affaire budgétaires.
Les derniers chiffres de l’Eurobaromètre illustrent ce que les résultats électoraux disent les uns après les autres : frappés par la crise, les Européens n’ont plus confiance en l’UE. Après avoir sauvé l’euro, il faut sauver la légitimité de l’UE et si possible, avant les élections de 2014.
2012 s’annonçait extrêmement périlleuse pour la zone euro et l’ensemble de l’UE. Le pire n’est pas arrivé, notamment parce qu’Angela Merkel a lâché du lest, ce qui a permis à Mario Draghi, le président de la BCE, d’intervenir. En 2013, les Européens devront rester vigilants.
L’attribution du Nobel de la Paix à l’UE a laissé beaucoup de monde perplexe. Pourtant, note le politologue José Ignacio Torreblanca, un voyage sur les vestiges de la longue “guerre civile européenne” commencée au XIXème siècle devrait suffire à la justifier.
Les difficultés économiques de la Grèce, de l’Espagne et de l’Italie, ou les complexités du processus décisionnel en Allemagne, ont attiré l'attention ces derniers temps. Mais s’il y a bien un pays qui demeure crucial pour l'avenir de l’Europe, et où le débat sur l'UE peut être ravivé, c’est la France de François Hollande.
La crise économique, puis celle du système bancaire, ont plongé l’Espagne dans une situation d’urgence. Mais ses problèmes, tout comme ceux de l’Europe, ont les mêmes origines : la domination des intérêts nationaux et des particularismes. La solution ? De nouvelles institutions bâties à coups de volontarisme politique.
La crise politique à Athènes réveille le scénario de la sortie de la Grèce de la zone euro. Une hypothèse d'autant plus dangereuse aujourd'hui que l'Espagne est à son tour affaiblie. Les conséquences d'une telle issue seraient non seulement économiques, mais aussi géopolitiques.
Malgré ses conséquences sociales et politiques, la Bundesbank et le gouvernement d’Angela Merkel continuent de prôner la rigueur appliquée depuis deux ans en Europe. Il est temps d’arrêter les dégats, s’insurge le politologue espagnol José Ignacio Torreblanca.
Les Américains s’inspirent du dieu de la guerre, les Européens de la déesse de l’amour, assurait l’Américain Robert Kagan en 2002. Mais après l’Irak, l’Afghanistan et la crise européenne, cette thèse controversée révèle un étonnant renversement des perspectives.
Après la terrible année 2011, le pire reste possible, prévient le politologue José Ignacio Torreblanca. La crise pourrait obliger les Vingt-Sept à choisir entre la Grèce et le Royaume-Uni. Et encore une fois, c’est à Berlin que tout se décidera.
Le Parti populaire de Mariano Rajoy devrait aisément emporter les législatives anticipées du 20 novembre et poursuivre une politique d'austérité. Mais si l’Allemagne n'assume pas ses responsabilités européennes, le nouveau gouvernement sera impuissant à résoudre la crise que traverse le pays.
Après les manifestations en Grèce et le mouvement des Indignés espagnols, la contestation populaire s'est étendue à travers l'Europe et a traversé l’Atlantique avec Occupy Wall Street. Directe ou représentative, c’est l’idée même de démocratie qui est remise en question, estime José Ignacio Torreblanca.
Contrairement à l’Union européenne, en plein marasme économique et politique, c’est un pays sûr de lui et en plein essor économique qui se rend aux urnes le 12 juin. Une puissance émergente érigée en modèle par les démocraties moyen-orientales naissantes et que l'UE n'a pas su garder dans son giron.
Alors que la crise libyenne se déroule aux portes de l’Europe, le Haut réprésentant pour la politique extérieure de l’UE est totalement absent de la scène. C’est à se demander si son poste a encore un sens, écrit l’analyste José Ignacio Torreblanca.
Dans les situations importantes, toutes les grandes puissances ont une doctrine diplomatique claire, qu'elles appliquent selon leurs intérêts. Face aux révolutions arabes, il serait temps que l'Europe en trouve une, estime l'éditorialiste José Ignacio Torreblanca.
Face à la répression en Tunisie, l’UE devrait appliquer la même politique de "sanctions intelligentes" qui, en 2006, avaient partiellement fait fléchir le régime biélorusse d’Alexandre Loukachenko, estime l’analyste José Ignacio Torreblanca.