“Le temps du deuil est donc terminé. Et maintenant ?”, s’interroge Rzeczpospolita au lendemain des funérailles du président Lech Kaczyński et de son épouse à la cathédrale de Wawel, à Cracovie. Quelles seront les conséquences de cet événement sur la scène politique polonaise ? "Ni la grande souffrance et la grande douleur, ni le sens de la communauté ne changeront les gens en anges", remarque le quotidien en soulignant qu’il est vital que les partis d’opposition se reconstruisent et, "surtout, trouvent des candidats" pour l’élection présidentielle du 20 juin. Cela est vrai pour le parti Droit et Justice de Kaczyński mais aussi pour l’Alliance de la gauche démocratique qui a perdu son leader Jerzy Szmajdziński dans le crash de Smolensk le 10 avril. Dans le cas contraire, prévient Rzeczpospolita, l’équilibre démocratique du pays serait perturbé de manière permanente. "Oui, le deuil est terminé, mais l’expérience de ces neuf jours, de même que l’héritage de ceux qui sont morts, demeurent et doivent être repris par ceux qui vivent."
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