“La BCE a baissé son taux de référence de 0,75 à 0, 5 %” le 2 mai, ce qui est “une nouvelle baisse record”, note Die Presse, qui ajoute que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, “n’exclut pas d’autres baisses”.
Pour le quotidien viennois, cette mesure bénéficie aux banques de la zone euro, car “elles ont encore la possibilité d’emprunter autant d’argent qu’elles le veulent à la BCE à des conditions très favorables pendant au moins un an.”
Mais les perdants sont les épargnants, estime le journal :
La baisse historique des taux aura des conséquences catastrophiques. Compte tenu du taux d’inflation et de l’impôt sur les revenus du capital, épargner est devenu une affaire à perte. En Autriche, les épargnants ont perdu 10 milliards d’euros entre 2010 et 2012 à cause des intérêts réels négatifs.
Depuis les années 1980 et la financiarisation de l’économie, les acteurs de la finance nous ont appris que toute faille dans la loi cache une opportunité de gain à court terme. Les journalistes récompensés Stefano Valentino et Giorgio Michalopoulos décortiquent pour Voxeurop les dessous de la finance verte.
Voir l’évènement