Des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Madrid et dans 28 villes espagnoles le 24 avril, en soutien au juge Baltasar Garzón, rapporte El Mundo. Garzón est actuellement jugé pour "prévarication". Il aurait, selon l'accusation, abusé de son pouvoir en enfreignant "délibérément" la loi d'amnestie générale, votée en 1977, pour pouvoir enquêter sur les crimes commis pendant la Guerre civile et le régime de Franco (1939-1975). Pour les personnes qui soutiennent le juge, ce procès "souille" la mémoire des victimes de la dictature franquiste. Ces manifestations se sont déroulées au moment où Garzón a réclamé la récusation du juge du Tribunal suprême, Luciano Varela. Garzón l'accuse de "partialité" et d'avoir "des intérêts indirects" dans ce procès. Varela aurait, selon le juge Garzón, aidé les organisations d'extrême droite, Manos Limpias et La Phalange a rédiger leur plainte, qui a conduit à le déférer en justice. Le journal conservateur El Mundo qualifie les accusations de Garzón de "campagne diffamatoire", et estime qu'elles doivent être"rejetées comme fausses". Pour El Mundo, il s'agit là d'une manoeuvre orchestrée pour "gagner du temps, ralentir le procès et empêcher la suspension du juge qui ne saurait tarder. Le Tribunal suprême rendra son verdict dans quelques jours.
Depuis les années 1980 et la financiarisation de l’économie, les acteurs de la finance nous ont appris que toute faille dans la loi cache une opportunité de gain à court terme. Les journalistes récompensés Stefano Valentino et Giorgio Michalopoulos décortiquent pour Voxeurop les dessous de la finance verte.
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