Ça ne fait pas les gros titres, mais ça devrait. Réunis le 23 octobre à Vienne, les représentants de six des partis de la nouvelle extrême droite européenne [Parti de la Liberté (FPÖ, Autriche), Vlaams Belang(nationalistes flamands), Parti du Peuple danois, Ligue du Nord(Italie), Parti national slovaque et Démocrates de Suède] ont décidé de lancer une campagne en faveur d’un référendum européen sur l’entrée de la Turquie dans l’Union.

Ce n’est encore qu’une déclaration d’intention. L’extrême droite n’aura pas la tâche facile car, si le traité de Lisbonne permet l’organisation de référendums d’initiative populaire, il y met beaucoup de conditions, floues qui plus est. Il y faut 1 million de signatures dans "un nombre conséquent de pays membres". Elles ne sont pas encore réunies mais si elles l’étaient, la réponse serait clairement "non" à une candidature dont la majorité des citoyens de l’Union ne veut pas.

Cette seule perspective va conforter ceux des gouvernements qui n’en veulent pas non plus et, l’un dans l’autre, un coup de frein supplémentaire est ainsi donné à ce nouvel élargissement. Lire la suite de l'article sur Libération.