Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, “présente ce mercredi à Strasbourg son plan d’investissement de 300 milliards d’euros pour les trois ans à venir”, rapportent Les Echos.
Selon le quotidien français,
Tous les Etats membres sont d’accord sur la nécessité de rattraper un retard d’investissements qui s’est accumulé depuis la crise financière de 2008, afin d’éviter une longue période de stagnation, voire de déflation. […] Malheureusement, les caisses des Etats sont vides. C’est pourquoi Jean-Claude Juncker va jouer les magiciens pour sa relance, équivalente à 2 % du PIB de l’Union et dont il espère in fine la création de plus de 1 million d’emplois. Pour y parvenir, il va proposer d’utiliser plus intelligemment le budget de l’Union, avec une grosse dose d’ingénierie financière.
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Le Soir explique ainsi que les experts et les hommes politiques européens s’interrogent particulièrement sur “le dosage entre financement public et privé, les conséquences sur les finances des Etats, l’attractivité du dispositif et donc ses chances de réussite”. Les investissements privés seront “actionnés par des garanties ou des mises de départ publiques”, note le quotidien belge. Concrètement, 16 milliards seront amenés par l’UE dans le cadre du budget existant et 5 milliards proviendront de la Banque européenne d’investissement (BEI). Il n’y aura “pas de quota par État” et ce sont des experts indépendants et non des fonctionnaires qui choisiront les projets subventionnés.
Depuis les années 1980 et la financiarisation de l’économie, les acteurs de la finance nous ont appris que toute faille dans la loi cache une opportunité de gain à court terme. Les journalistes récompensés Stefano Valentino et Giorgio Michalopoulos décortiquent pour Voxeurop les dessous de la finance verte.
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