Union européenne

L’idée d’une zone non-euro fait son chemin

Publié le 2 novembre 2011 à 11:22

Dans le contexte d’une intégration accrue de la zone euro, « à Bucarest et Londres on parle désormais de la constitution d’un groupe des pays non-euro« , affirme Adevărul. L’idée, lancée par l’ancien ministre des Affaires étrangères britannique David Owen dans le Financial Times, a « germé dans les têtes des dirigeants des pays non-euro lors des réunions qui ont précédé les sommets des 23 et 26 octobre, et elle s’est concrétisée par la déclaration du Premier ministre britannique, David Cameron, qui a parlé de l’intention de la Grande-Bretagne de se constituer en Etat-pivot de la future zone non-euro », explique le quotidien bucarestois.

Selon Adevărul, Martin Schulz, le président du groupe socialiste au Parlement européen, verrait déjà se profiler « une UE partagée en trois : la France et l’Allemagne, le reste de la zone euro et les Etats avec leur monnaie nationale« . A Bucarest, l’Association des hommes d’affaires roumains (AOAR) a déjà proposé au gouverment de prendre l’initiative de constituer ce « groupe ».

Certes, note le quotidien, « les pays hors zone euro pourront mieux protéger leurs intérêts « , mais il faudra assurer « l’unité d’une telle zone« . Car « le modèle nordique, pro-social, du Danemark et de la Suède, ne s’accorde pas avec le modèle néolibéral des pays de l’Est, et le statut de Londres comme contributeur net au budget de l’UE n’a rien à voir avec celui de bénéficiaire de la politique de cohésion, qui est propre aux peuples de l’Est« , conclut Adevărul.

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