En Serbie, la jeunesse crie victoire. Au terme des élections législatives du 25 octobre, la Liste étudiante a emporté 140 sièges sur 250 (52,65 % des suffrages exprimés), contre 103 (39,22 % des votes) pour le Parti progressiste serbe (SNS) de l’ancien président de la République Aleksandar Vučić. La Liste étudiante, qui ne possède pas de chef désigné, est un rassemblement disparate de représentants de la société civile, dont des médecins, des experts, des sportifs….
Le vote tourne la page de douze ans de régime de Vučić, leader autoritaire et proche du Kremlin, qui avait démisionné le 27 septembre, sous la pression d’une contestation sociale qui ne désemplissait pas depuis près de deux ans.
Le mouvement étudiant était né en 2024, dans le sillage de la catastrophe de la gare de Novi Sad, au cours de laquelle l’effondrement d’un auvent avait provoqué la mort de 16 personnes. L’indignation suite à un drame attribué à la corruption avait traversé le pays et fait naître le mouvement pacifique, anti-corruption et anti-gouvernement qui accède aujourd’hui au pouvoir.
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