Monti évite “la catastrophe collective”

Publié le 12 janvier 2012

La démission, lundi, du secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil Carlo Malinconico, accusé d'avoir séjourné dans un hôtel aux frais de deux entrepreneurs aujourd'hui visés par une enquête pour corruption, a fait l'objet de plusieurs éditoriaux de la presse italienne.

"Un de moins, se réjouit *I*l Giornale, mais ça ne suffit pas". Pour le quotidien de la famille Berlusconi, cette démission et les deux mois au pouvoir de Mario Monti prouvent que :

Premièrement, il n’est pas vrai que le gouvernement de ‘techniciens’ [de Mario Monti] offrent plus de garanties d’éthique et de transparence que le gouvernement de ‘politiciens’ [de Berlusconi]. Deuxièmement, il n'est pas vrai que l’attaque spéculative dont l’Italie a été victime était due à la faiblesse du gouvernement Berlusconi."

Et le journal de rappeler que malgré les mesures de rigueur instaurées par le gouvernement Monti, l'agence Fitch menace de dégrader de nouveau la note de la dette italienne.

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Pour le quotidien économique Il Sole 24Ore :

De l’épilogue de l'affaire Malinconico, on peut retenir deux leçons. La première est que l’on n’a pas besoin d’appartenir au monde des castes politiques pour commettre de graves erreurs de comportement : dans le cas du secrétaire d'Etat, le défaut d’éthique a été inacceptable pour la ligne de conduite que le gouvernement Monti s’est fixé.

C’est un accident de parcours, sans conséquence pour l’exécutif, mais qui laisse tout de même un goût amer : quelque chose, de toute évidence, n’a pas fonctionné dans les critères basés sur les techniques. Ce n’est pas de la politique, mais de la bureaucratie".

Toutefois, écrit Il Sole, en réagissant "sans hésitation” et avec “une grande rapidité”, ” Mario Monti [le secrétaire d'Etat a remis sa démission après un long entretien avec le chef du gouvernement] a eu les réflexes dignes d’un homme politique et toute hésitation de sa part aurait transformé un cas personnel en catastrophe collective”.

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