Alors que l'Europe attend que la cavalerie allemande arrive à la rescousse, le correspondant du Daily Telegraphà Bruxelles s'est rendu à Berlin sur le marché de Noël d'Alexanderplatz pour prendre le poul de la population allemande.
Le ton est rapidement donné : "Nous ne voulons pas entendre parler de la crise de la zone euro. Nous sommes ici pour faire notre shopping et maintenant, c'est le moment de devenir pompette", lui lance un groupe de femmes. Des applaudissements retentissent aux tables d'à côté.
La plupart des personnes interviewées estiment injuste le rôle que l'Allemagne doit endosser pour sauver une Europe qui devrait se sentir communément responsable de son destin.
Alors qu'il y a quelques mois, la Grèce était le bouc émissaire allemand, ce sont désormais les Français qui cumulent les mauvais points, rapporte le journaliste britannique, des Français qui selon les personnes interrogées, sont davantage proches des Allemands que les "irresponsables du Sud", et qui pourtant mènent une vie très différente.
Les Allemands sont particulièrement furieux de devoir travailler jusqu'à 67 ans tandis que les Français peuvent eux, se retirer du monde du travail à l'âge de 62 ans, voire plus tôt. "Nous devons sauver l'euro, estime un Allemand, mais en échange les règles doivent changer. Sinon, nous serons les idiots qui travaillons et remboursons toutes les dettes jusqu'à nos 67 ans tandis que nos voisins Français peuvent, eux, s'arrêter à 62 ans. "
"En France, poursuit sa fille de 48 ans, et dans tous ces pays, ils font des manifs monstres contre la réforme des retraites tandis que nous, idiots d'Allemands, nous payons la facture. Dans notre pays aussi nous avons des gens pauvres et de mauvaises conditions sociales."
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