Les négociations de la dernière chance

Publié le 16 août 2011

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"C'est aujourd'hui que ça (re)démarre" : trois semaines après"l'accord du 21 juillet"— et 428 jours depuis les élections de juin 2010 — pour la formation d’un nouveau gouvernement, Le Soir annonce que les négociations reprennent entre les socialistes, les écolos, les libéraux et les chrétiens-démocrates francophones et flamands, sous la houlette du "formateur", le socialiste francophone Elio Di Rupo. Les leaders politiques belges, à l’exception du nationaliste flamand Bart De Wever, qui a quitté les négociations, "entament la dernière ligne droite vers ce qui sera un moment fatidique pour la Belgique : celui où ça passera ou ça cassera."

Le quotidien bruxellois rappelle que le début des négociations "intervient à un moment de gravité et d'urgence [qui] n'est pas limité à notre petit pays." Dégradation américaine, émeutes à Londres, manifestations des Indignés… "Pour les leaders des huit partis à la table, il ne s'agit plus seulement de sauver l'Etat-Belgique : il s'agit de participer activement au sauvetage global, à la réinvention d'un modèle de société et de développement à bout de souffle", poursuit Le Soir, qui évoque "un rendez-vous churchillien". Et conclut: "(…) On souhaite que nos dirigeants politiques soient pénétrés de la gravité de cet appel à l'Histoire."

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