A la Commission européenne, lors de la grand-messe médiatique que représente le point de presse quotidien organisé pour les centaines de correspondants en poste à Bruxelles, le français se bat pour garder sa place. Il est, avec l'anglais, l'une des deux langues de cette séance un peu morne, où les porte-parole du président Barroso et des divers commissaires viennent répondre aux questions. Par conviction, par distraction ou par incapacité, certains de ces fonctionnaires évitent pourtant l'usage du français. Ils sont parfois rappelés à l'ordre par les journalistes francophones, aidés par beaucoup de leurs confrères de l'Europe latine, de bon nombre de pays de l'Est ou de certains Allemands, qui, même s'ils le parlent, refusent le "tout à l'anglais". Un peu plus loin, au quartier général de l'OTAN, la position de la langue française est vraiment en péril. Même si elle est, au sein de l'Alliance atlantique également, la deuxième langue officielle, elle est désormais quasiment absente des réunions et des séances d'information.

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