A partir de 2013, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé temporairement pour venir en aide aux pays en difficulté, doit être remplacé par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui sera quant à lui permanent. La Stampa a eu accès à l'ébauche de traité qui créera le MES : le texte, qui doit être discuté et adopté par les ministres de l'Economie et des Finances des Vingt-Sept le 24 juin, prévoit une dotation de 700 milliards d'euros, répartis sur 7 millions d'actions valant 100 000 euros chacune, qui pourra être augmentée en cas de besoin.

"Sa tâche principale sera de recueillir de l'argent pour le reverser à ceux qui ont des difficultés financières", et il aura exceptionnellement la possibilité d'"acheter des titres de la dette souveraine aux Etats qui ont du mal à les placer sur les marchés". Les Etats qui seront obligés d'y avoir recours "payeront le coût de l'approvisionnement payé par le nouveau fonds, plus une commission" variable selon la durée du prêt. Selon La Stampa, "c'est un principe utile : il permettra à l'avenir d'éviter les regrettables marchandages des derniers jours, avec l'Irlande et la Grèce occupées à demander des rabais sur les plans de sauvetage. Dans deux ans, le prix sera automatique et indiscutable". Le MES devrait être mené par l'allemand Klaus Regling, actuellement aux commandes du FESF.