La Belgique est devenue un problème "intéressant" à étudier pour l’Institut de recherche américain spécialisé dans l’étude des conflits internationaux. "Pour l’USip, la Belgique était un Etat modèle, un vrai cas d’école pour des gens spécialisés dans des pays comme les Balkans. On venait nous interroger sur notre créativité en matière institutionnelle ou sur la coexistence entre communautés (…) On ne peut pas dire que l’image de pays modèle soit cassée, mais elle est en jeu maintenant", explique au SoirValérie Rosoux, professeur à l’Institut de sciences politiques Louvai-Europe de l’UCL , experte de l’USIP et coauteur avec le flamand Jonas Claesdu mémo sur la Belgique.
A la question "Quelle clé d’explication les experts de l’Usip donnent-ils de la crise belge ?", la spécialiste répond "Pour les uns, ce sont les divergences économiques. Pour d’autre, la culture. Pour les troisièmes, c’est un problème de leadership. Si l’Afrique du Sud s’en est sortie, c’est grâce à l’impact de personnalités extraordinaires. Selon cette approche, les problèmes s’expliqueraient chez nous par l’absence de personnalités légitimes des deux côtés. La question belge vue de l’étranger, c’est un phénomène que l’on peut décrire par ces trois approches différentes. Elles sont toutes là et l’intérêt, c’est la combinaison de ces facettes. C’est ce qui rend le cas belge intéressant à étudier. Et difficile à gérer."
A lire sur le site Presseurop.nl : http://www.presseurop.eu/nl/content/blog/505191-frietrevolutie
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