La révolte des Belges

Publié le 14 janvier 2011

Tandis queduBus, l’un des plus célèbres caricaturistes belges francophones, menace de tuer un chat, Benoît Poelvoorde déclarait le 12 janvier sur les ondes de RTL TVI : "Gardons nos barbesjusqu’à ce que la Belgique se relève". "Les Belges se lèvent, en mode surréaliste", écrit Le Soir, qui signale les initiatives populaires qui se multiplient "sur un ton de gaudriole" .

A titre d’exemple,le collectif Shame dont le site est traduit en 4 langues (français, flamand, anglais, allemand) dénonce "le je m’en foutisme qui anime les formateurs du gouvernement" et appelle à une manif le 23 janvier à Bruxelles. Les organisateurs demandent aux participants d’arborer ni drapeaux belges ni symboles de partis : "il n'y aura ni violence, ni vandalisme, ni brutalité. Nos voix résonnant dans les rues de notre Capitale doivent réveiller la Rue de la Loi! L'Union fait la Force!" .

Plusieurs sites se sont créés pour tourner en dérision la situation politique. Parmi ceux là, Camping16 (également traduit en 4 langues) écrit : "Que faites-vous si vous avez payé pour quelque chose qui ne fonctionne pas, dont vous n'êtes pas content? Vous exigez d'être remboursé. (…) Si les politiques ne parviennent pas à former un gouvernement dans les cent jours, alors nous exigerons d’être remboursés (…) Pour être bien certains qu’ils ne l’oublient pas, nous le leur rappellerons tout au long de ces 100 jours. Nous ferons le décompte ensemblen, sur le trottoir virtuel de la Rue de la Loi" et conclut par "Grand temps pour une petite révolution, sans violence". Vendredi 14 janvier à 11 heures, ils étaient 83316 campeurs à squatter virtuellement devant les locaux du Premier ministre.

Enfin le site lerecorddumonde.be présente quant à lui le compte à rebours qui sépare la Belgique du record mondial de pays sans gouvernement : l’Irak, resté en 2009 289 jours sans exécutift. Le 14 janvier à 11 heures, la Belgique était à 74 jours et 12 heures du record mondial. "Do you think we can do better ? Yes, we Belgians, WE CAN” ironise-t-on sur le site.

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