Le paradis fiscal fait de la résistance

Ballotté par la crise financière et pressé par ses voisins de mettre un terme au secret bancaire, le Grand-Duché va élire ses députés européens et nationaux avec la conscience qu'une époque s'achève.

Publié le 1 juin 2009 à 16:49
Luxembourg, un pont vers le centre-ville. Poto Daveness.

Le 7 juin, les Luxembourgeois doivent voter pour les élections européennes, mais aussi législatives. Le Premier ministre sortant, l'indéboullonable chrétien-social Jean-Claude Juncker, est quasiment assuré d'être reconduit, car "il n'est pas question de change de monture en pleine tourmente", note Jean-Jacques Mével dans Le Figaro.

Le Grand-Duché n'est en effet pas épargné par la crise : celle-ci a braqué les projecteurs sur les privilèges dont jouissent le secteur économique et financier luxembourgeois, considéré comme un paradis fiscal, où le secret bancaire est de rigueur.

Alors que Paris et Berlin mettent la pression afin que le Luxembourg consente à abolir le secret bancaire, ce dernier est partagé entre la tentation de mener un combat d'arrière-garde et la conscience qu'un cycle est en train de se clore.

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