L’Espagne participe au bouclier antimissile

Publié le 6 octobre 2011 à 10:54

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Après la Turquie, la Pologne et la Roumanie, l’Espagne va participer au bouclier antimissile de l’OTAN, et le site choisi est déjà désigné : le Premier ministre José Luis « Zapatero cède Rota », titre ainsi Público. Dans son annonce « surprise » faite le 5 octobre à Bruxelles, le chef du gouvernement a expliqué que cette base navale américaine (sous commandement espagnol), située près de Cadiz (sud de l’Espagne), accueillera 4 nouveaux navires de guerre américains équipés de batteries antimissile et verra l’arrivée de quelque 1 300 soldats américains supplémentaires, note le journal. Público souligne que l’Espagne devient ainsi « un élément-clé de la structure du système de défense en Europe », et ajoute que « les partis de gauche et les mouvements pacifistes rejettent la décision ».

Zapatero a justifié sa décision par la création de plusieurs emplois et par les bénéfices économiques pour la zone, précise le quotidien de gauche, qui ironise sur la trajectoire du Premier ministre, « de l’Alliance des civilisations [initiative de paix] au bouclier antimissile », car il « s’est opposé en 2001 au plan [de bouclier antimissile] de George W. Bush soutenu [par son prédécesseur conservateur José María] Aznar ». Público précise enfin que le dispositif installé à Rota sera « l’un de trois piliers » du bouclier antimissile balistique en provenance notamment d’Iran ou de Corée du Nord, qui comprend un radar en Turquie et des batteries sol-air en Pologne et Roumanie. Il sera opérationnel dès 2012 et achevé en 2018.

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