Private Eye

Publié le 11 mai 2009

C'est le Canard enchaîné britannique. Fondé en 1961 et vendu à la criée dans les rues de Londres à ses débuts, Private Eye peut s'enorgueillir d'être toujours là. Sa profession de foi : asticoter les gens riches, célèbres et suffisants.

De leur vivant, les défunts milliardaires et patrons de presse Robert Maxwell et James Goldsmith ont fait tout leur possible pour fermer Private Eye à coups d'innombrables procès. A plusieurs reprises, le journal a dû faire appel à la générosité de ses lecteurs pour survivre. Dans le climat compassé des années 60, Private Eye détonnait par sa liberté de ton et son irrévérence. Depuis, il n'a pas beaucoup changé, mais son originalité s'est atténuée, tant l'insolence et l'agressivité sont aujourd'hui monnaie courante dans la presse d'outre-Manche. Ce qui explique sans doute l'érosion progressive de ses ventes, qui sont passées de 225 000 à 180 000 exemplaires.

Plus minimaliste que cela, c'est difficile. L'édition en ligne annonce clairement la couleur sur sa page d'accueil : "Nous vous proposons une petite sélection de cartoons. Si vous voulez des choses plus consistantes, achetez le journal !" On peut néanmoins consulter sur le site la couverture du dernier numéro, généralement assez percutante et ironique.

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