Le 16 septembre, Nicolas Sarkozy se prend le bec avec José Manuel Barroso et Traian Băsescu, le président roumain, à Bruxelles ; le lendemain, à Paris, le ministre roumain des Affaires étrangères, Theodor Baconsky (photo), est décoré de la Légion d'Honneur - grade de Commandeur. Quelques jours auparavant, Bucarest se faisait remonter les bretelles par Paris, qui lui reproche sa gestion de la minorité Rom. Ces coïncidences font discuter la presse et les intellectuels roumains : était-il opportun d'accepter cette distinction ? Pourquoi maintenant, pour quoi faire, pour les beaux yeux de qui ? "Mais combien nous coutera cette Légion d'Honneur ?", se demande ainsi le quotidien roumain România liberă, qui remarque que "les relations bilatérales entre nos pays auraient pu être affectées par un éventuel refus". L'intéressé, ex-ambassadeur roumain à Paris jusqu'à sa nomination, en 2009, comme ministre, affirme : "Je ne suis pas dans un conflit d'intérêts, car, en défendant avec fermeté le droit de mes concitoyens à la libre circulation en Europe, j'ai un vrai esprit français ! " Bien dit.
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