La crise du logement aura-t-elle raison du gouvernement de Pedro Sánchez ? Le 5 octobre, le Premier ministre espagnol a annoncé la tenue d’élections anticipées pour le 29 novembre. Son annonce fait suite au rejet l’avant-veille par le Congrès (Parlement) de deux décrets visant à juguler la crise du logement dans le pays, contre lesquels la droite et l’extrême droite – majoritaires dans l’assemblée – se sont mobilisées.
Ces mesures d’urgence devaient contrer la colère de la rue, qui ne désemplit pas depuis l’expulsion, le 23 septembre, d’une octogénaire madrilène après que son propriétaire a augmenté drastiquement son loyer. Pour certains observateurs, les manifestations et occupations populaires qui secouent l’Espagne rappellent le mouvement des Indignés qui avait déjà traversé le pays en 2011. Rassemblés pour défendre le droit au logement, les manifestants brandissent les clés de leur logement, symbole d’une situation devenue insupportable pour de très nombreux citoyens.
Les sondages donnent les conservateurs du Parti populaire (PP) et de Vox (extrême droite) comme favoris du scrutin, profitant de l’instabilité actuelle et de la crise migratoire en cours à Ceuta, l'enclave espagnole au Maroc.
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