Les coupables, ce sont toujours les autres

Les banques avides, l’UE ou Angela Merkel : la recherche des responsables de la crise chypriote suit les clivages de la crise de l’euro. Mais si chacun est responsable des fautes de la société, alors les Chypriotes doivent sacrifier une partie de leur épargne, assure un éditorialiste allemand.

Publié le 21 mars 2013

Philokypros Andréou, le président de la Chambre de commerce et d'industrie chypriote parle de guerre : "C'est comme en 1974 quand les Turcs ont débarqué ! C'est un génocide financier !", fulmine-t-il dans un entretien accordé à Die Welt. ”Notre secteur financier est ruiné ! Merkel et Schäuble s'en prennent à des innocents !"

Génocide. Mouais. Les médias allemands aiment eux aussi les grands mots. "La confiance en grand danger !", "Nouvelles craintes pour l'Europe !", "Les gens vont-ils se précipiter pour vider leurs comptes ?" C'est comme ça qu'on crée la panique contre laquelle on met en garde, bien entendu en toute innocence – nous couvrons simplement les évènements.

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Depuis les années 1980 et la financiarisation de l’économie, les acteurs de la finance nous ont appris que toute faille dans la loi cache une opportunité de gain à court terme. Les journalistes récompensés Stefano Valentino et Giorgio Michalopoulos décortiquent pour Voxeurop les dessous de la finance verte.

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