
Avec seulement 30,9% des suffrages, "il n’est plusle parti hégémonique qui influence tous les sphères de la vie politique suédoise, et cela constitue une victoire pour la démocratie de notre pays." "Fredrik Reinfeldt a montré que la droite peut bien gouverner la Suède sans casser l’Etat providence", analyse encore le Dagens Nyheter. "La confiance renouvelée des électeurs envers le gouvernement est due à sa politique pour le plein emploi et sa gestion exemplaire de la crise économique."**
PourAftonbladet, "les résultats catastrophiques" des sociaux-démocrates s’expliquent en partie par "le fait que les électeurs ont eu du mal à comprendre comment l’opposition a pu critiquer la politique de réduction d’impôts de l’Alliance, tout en acceptant la plupart de ces baisses." Mais, constate le Dagens Nyheter, "le revers de l’effondrement des sociaux-démocrates" est l’entrée de 20 députés d’extrême droite au Parlement.
"Les Démocrates de Suède, ont pu absorber les électeurs masculins déçus qui ont abandonné le Parti social-démocrate" et atteindre 5,7% des voix. "Leur rôle d´arbitre est un malheur", note le journal. "Cependant, la constitution suédoise offre bien des possibilités à Fredrik Reinfeldt pour gouverner en minorité. Au cas où la situation s’avèrerait intenable, l’Alliance trouvera des solutions pour neutraliser le parti raciste hors influence."
"Le scénario-cauchemar est devenu réalité"

Pour autant, leDagens Nyheterconstateque la Suède est maintenant devenue comme les autres pays européens. "Les Démocrates de Suède aiment se comparer à Pia Kjaersgaard du Dansk Folkeparti, au Danemark, et au parti de Geert Wilders [le Parti pour la Liberté, PVV] au Pays-Bas. En ce qui concerne les éléments de leur politique, il y a définitivement des ressemblances. Au coeur de la politique se retrouve la xénophobie et l’exacerbation des sentiments contre l´islam. Et pourtant, les Démocrates de Suède sortent de ce lot : le parti est issu d’un mouvement raciste. Cela les rend extrêmes, même en Europe", conclut le quotidien.
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