Les Pays-Bas sont en passe de devenir le premier pays en Europe à fournir un abri aux informateurs, annonce De Volkskrant. La Maison pour les lanceurs d’alerte offrira une protection légale aux personnes qui dénoncent les abus dans les secteurs privé et public et mènera des enquêtes sur les actes répréhensibles. Bien qu’elle sera entièrement indépendante, l’institution recevra une subvention annuelle d’environ 3,5 millions d’euros de la part du gouvernement néerlandais.

Selon Ronald van Raak, membre du parti socialiste, et auteur de la loi qui a permis la création de la Maison, “à l’heure actuelle, les personnes qui divulguent les abus doivent se débrouiller toutes seules, alors qu’en général elles rendent service à la société”. A l’avenir, elles pourront être assistées par la Maison pour les lanceurs d’alerte et “aussi longtemps que l’enquête est en cours, elles ne pourront pas être licenciés”. Le cas d’Ad Bos, qui est resté “sans le sou” et était contraint d’aménager dans une caravane après avoir dénoncé des pratiques de fixation des prix dans l’immobilier, est l’une des causes directes de cette loi.

La Maison aura des pouvoirs d’investigation importants, en particulier dans le secteur public. Les institutions gouvernementales seront dans l’obligation de lui donner accès à toutes les informations nécessaires au cours de son enquête. Mais la situation risque d’être plus compliquée dans le cas des entreprises privées.